Le dollar US en sursis
La Banque asiatique de développement émet un avis de tempête monétaire

Les lecteurs habituels de mon blog savent deja qu avec mon epouse, nous avons le projet d ouvrir un magasin de chaussures en centre ville de St Pet.
En travaillant sur ce projet, je suis en contact, avec un certain nombre de fournisseurs eventuels.
Toutefois, c est vrai que les PME francaises ont bien du mal desfois...
J ai contacte il y a quelques temps la societe Princess pour obtenir quelques infos sur leurs produits ; la reponse a ete "Nous vous savez on exporte pour le moment jusqu en Belgique...alors la Russie..." C est sur s il pensait me livrer en venant a pieds, c est pas gagne, mais maintenant qu un camion passe enlever de la marchandise pour la livrer a Lyon ou a Saint Petersbourg, ca change quoi?
Autre exemple, les chaussures Carel, je les appelle pour demander un catalogue et leurs tarifs " On n a pas de catalogue !" D accord, comment je dois faire ? "Notre show-room est a Paris vous prennez RDV" (Euh...moi ca me coute 1 000 euros l aller et retour et si c est juste pour voir un show room...bof ) "Puis je demander a une amie de passer pour moi et de prendre quelques photos numeriques ?" Reponse : "Ca va pas ? Vous voulez nous copier ou quoi?"...Faut quand meme etre plus que naif pour imaginer un instant que les pros de la contrefacon n ont pas les moyens de s acheter autant de vrais sacs Vuitton que necessaire pour pourvoir les contrefaire...
Le dernier pour la route, les chaussures Robert Clergerie, j appelle leur directeur commercial, pour lui demander de m envoyer par mail leur nouvelle collection et ses tarifs. "Vous comprenez Monsieur, nous avons une distribution selective de nos produits, avant de vous envoyer ces informations, adressez nous les photos de votre magasin" "Mais, je l ai pas encore" "Alors, ca ne va pas etre possible"...C est clair que je vais attendre d ouvrir, pour prendre des photos, prier pour qu ils acceptent ma commande, attendre 4 mois pour qu ils fabriquent...C est clair aussi que les commercants interesses par leurs produits, vu leur prix moyen a l achat (100 euros)...ca doit etre pour les vendre au marche !
J aurai pu lui envoyer des photos de mon bureau :

Ou de mon chat, non j ai raccroche et je l ai zappe pour le present et le futur.
Et puis je me suis rappelle, qu il y a 15 jours, je me suis risque a appeller une societe sur Shangai, j etais embete car je parle mal anglais, mais je me suis dit on va tenter en francais ou en russe.
L accueil a ete le suivant, on m a mis en relation avec un centre d appel ou une hotesse, en francais! a note mes questions, mon mail, mon telephone. Elle m a rappelle le jour meme pour m indiquer que je trouverai dans ma boite mail reponse a mes questions (en francais!), presentation de collections, tarifs...
Alors, oui on accuse les "chinois" d envahir les marches, mais ca serait pas mal que certaines PME, se mettent au gout du jour..., car certaines se coulent toute seule.
PS : Mais j ai le plaisir toutefois d avoir d excellents rapports avec d autres PME francaises, elles sont juste desfois un peu difficile a trouver...
Merci a Bogdan de m avoir fait parvenir l article suivant, du reseau Voltaire (dans mes liens : l info autrement dont la consultation reguliere fait du bien au cerveau.)

« Libération » et « Le Figaro » : « L homme russe » ce primitif
Nous avons déjà eu l occasion d exposer dans la rubrique Tribunes et décryptage combien la vision de la Russie dans la presse occidentale restait emprunte des représentations de la Guerre froide. La plupart des actions du Kremlin n est pas analysée comme le serait celle de n importe quel État mais en fonction d une grille de lecture atlantiste, la question des Droits de l homme en Russie reste un objet de suspicion bien plus intense que pour beaucoup d autres États, à la politique tout autant contestable, et chaque action renforçant le poids de l État est perçue comme une re-soviétisation. Toutefois, ces commentaires ne sont pas toujours d ordre politique et s accompagnent aussi de la vision d une « identité » russe caricaturale qui fait « du » Russe un être rustre, primitif et souvent alcoolique.
A l occasion de la « fête de l homme » russe, jour férié célébré en Russie et auquel le Kremlin donne un nouveau souffle en raison du problème démographique posé par le manque d hommes en Russie comparé au nombre de femmes, les correspondantes des journaux français Libération et Le Figaro à Moscou, se livrent à un concours de stigmatisation.
Lorraine Millot, journaliste de Libération, journal français classé à gauche, dépeint grâce à une série de citations soigneusement sélectionnées, un « homme russe » infantile, macho et alcoolique ( Lorraine Millot, Libération, 22 février 2006 http://www.liberation.fr/page.php?Article=361520). Toutefois, elle affirme que le modèle est en mutation et qu il se rapproche de l homme des « pays civilisés » (sic). Irina de Chikoff, journaliste du Figaro, journal français classé à droite, empire encore le tableau (« Poutine relance la "fête des hommes" », par Irina de Chikoff, Le Figaro, 23 février 2006). Pour elle, l homme russe est également un macho alcoolique mais il n y a pas d évolution possible car « l homme russe est resté médiéval » et reste fondamentalement « un moujik ». Bref, le Russe reste le paysan crasseux, alcoolique et analphabète des représentations européennes, au point que la journaliste se demande : « l homme russe est-il un Européen ? ». Cet article, publié sur la version papier du quotidien conservateur français n a pas été repris sur le site du journal.
Cette lecture essentialiste d une nationalité n est pas un phénomène rare dans la presse mainstream et on trouve, malheureusement, une logique similaire derrière la présentation des identités supposées de croyants de certaines religions, d habitants de certains pays ou même de concitoyens d une autre région ou d une autre classe sociale. Dans le cas de la Russie, cette énumération de lieux communs, énoncés par les correspondantes locales de Libération et du Figaro, censées être de fines connaisseuses du pays où elles se trouvent, illustre le prisme au travers duquel le monde russe est perçu dans ces quotidiens. Identifier ces schémas mentaux permet de mieux relativiser la fiabilité des informations fournies par les deux journaux concernant la Russie.
Source : voltairenet.org/article136129.html
Quelques commentaires persos :
1) Bravo ! pour la scribouillarde du Figaro !
Pour "Le Russe est un moujik" [paysan-esclave]. Ce ne sont peut etre pas tous des "Boyards" (chevaliers), mais il ne me semble pas que son canard presente les Francais comme un troupeau de serfs, ou les Africains comme des gentils sauvages un peu cannibales.
2)Bravissimo pour la plumassiere de Liberation !
Qui reussi a pondre le jour de la Fete des Hommes que les femmes russes sont des putes et/ou des faignasses :"il faut dire que le role de l'homme russe est aussi lourd de contraintes : quand il sort avec une femme, il doit systematiquement payer toutes les additions, aider la dame a enfiler son manteau, courir pour lui ouvrir la porte de la voiture et voler aussi de travail en travail pour assurer la subsistance du couple"
Toutefois, un bemol :
Non, je ne critique pas la qualite des "sources" de cette graphomane : l ancien redacteur en chef de Playboy Russe! ("ce fin connaisseur" (sic!), entre "has been", faut bien s aider...) et il est bien connu que pour decrire la societe francaise le redacteur en chef de Penthouse France est le mieu place.
"Tatiana, mariee, 1 enfant" ca impressionne aussi...La prochaine fois peut etre : Masha, etudiante, ma voisine du dessous, m a declare dans l ascenceur. Ou : Sacha, marie 2 enfants, mon plombier, m a affirme en soupirant que mon lave linge etait mort : Ca le fait bien aussi, n est ce pas ?
Mais, pour ne pas reussir a caser que tous les hommes Russes sont mafieux; c etait pourtant facile non?
3)Felicitations !
Pour ces chro niqueuses qui contribuent, avec leurs feuilles de choux, a faire en sorte que la France ne soit plus, desormais, que le 9 eme pays fournisseur de la Russie (et encore heureusement qu il y a les contrats "presidentiels", le vin, les parfums et quelques marques de luxe).
Meme si, dans leur empressement habituel a faire passer "leur message", ces colportrices d idees recues en ont meme oublie qu en France; il y a une fete comparable a la fete des Hommes en Russie : "la Fete des Peres", le "pendant"(comme elles disent) de la Fete des Meres...cree par Petain...Ou qu il y a meme un jour "special" ou les "bons citoyens" sont invites par leurs torchons, a siffler leur litron (de Beaujolais).

